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AUTOBIOGRAPHIE MODIFIABLE ET AJUSTABLE
Avis aux lecteurs

Tout ce qui est écrit ci-dessous est vrai à moins que l'auteur ne se contredise dans les jours qui viennent. Comme chacun sait le passé n'existe pas.

En ce sens après le 22 Octobre 2014 tout peut encore changer ! Ce qui est le cas en ce 28 Décembre 2014

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Philippe Szechter est né à Angers, une petite ville provinciale déjà trop petite pour lui, le 11 mai 1955.
Dès sa plus tendre enfance, il est attiré par le dessin au contact de son père Henri qui, entre la construction de châteaux de cartes à jouer et les réussites dominicales (sic), recopiait les vignettes des bandes dessinées de westerns. Fasciné par l'exécution de l'œuvre par une mise aux carreaux impeccable et par la qualité des dégradés de la gouache diluée nécessaire à l'obtention des effets de relief, Szechter le Jeune s'initia à son tour à la copie.

Après la mort de son père alors qu'il n'avait que onze ans, sa tante Marcelle, la sœur de son père, attentive à l'éducation de son neveu, invite sa belle-sœur Marcelle, la mère de l'artiste, à l'inscrire à l'école des Beaux-Arts d'Angers.
Le jeune Szechter est aussitôt remarqué par ses professeurs. Il obtint dans cette période, nombre de prix, surtout les premiers, et récompenses. Cette persévérance et parfois abnégation dans cet apprentissage d'un académisme rigoureux qui n'avait pas senti le vent de 68, ne l'empêchent aucunement de suivre peu brillamment ses études secondaires.

Après avoir obtenu, non sans mal, un baccalauréat série C avec mention, il décide de poursuivre des études à l'école d'architecture de Nantes, ville de tous les possibles d'après André Breton. Pour les financer, il décide de devenir professeur de dessin. Il fait, durant cette période, de nombreux voyages à l'étranger.

Il obtient en 1982 son diplôme d'architecte DPLG, en soutenant en collaboration avec son camarade Gérard Tirel, un mémoire brillant et précurseur en présence d' un jury remarquable composé entre autres par Philippe Duboy, président du jury, Henri Bressler et Pierre Christin. Consacré à l'histoire de "L'architecture à travers la Bande Dessinée", ce mémoire fera date. Ne faudra-t-il pas attendre 1984 pour voir le Centre Pompidou se pencher sur la question, en l'élargissant à d'autres médiums, lors de son exposition "Images et imaginaires d'architecture"?

L'artiste Szechter commence en 1988 sa carrière artistique aux Sables d'Olonne grâce à Bernard Philippeaux, Laurence Drapeau, Eric Pénard et Didier Semin qui y ont créé la Galerie Cobalt. Le succès est évident. N'y voit-on pas la télévision régionale FR3 dépêcher une journaliste et son caméraman sur place ; la diffusion du reportage sur les ondes hertziennes va enfin lancer la carrière d'un futur génie (déjà génie serait plus juste).

Cependant, son goût pour les études ne le quitte pas, et il file sur Paris, la ville lumière, pour suivre en Esthétique à la Sorbonne les cours de Cinéma expérimental avec Dominique Noguez et Dominique Château.

De retour sur Nantes, il va fonder la Zoo Galerie, une galerie associative, sur les lieux même de la Galerie Arlogos créée par Didier Larnac, rue Santeuil. Avec Patrice Joly, il s'emploie à soutenir la jeune création. C'est l'occasion pour lui de se lier avec nombre d'artistes (Jacques Lizène, Pierrick Sorin, Didier Tallagrand, Alain Declerc, Virginie Barré, Bruno Peinado, Thierry Frer, Dominique Lacoudre, Jean-François Courtillat, Jean-François Guillon, Pierre Ardouvin, Franyo Aatoth, José Kéravis, Rudolf Pacsika,...)
Parallèlement à son activité, le moins jeune Szechter développe sa pratique artistique qui lui vaudra la reconnaissance de ses pairs, au Salon de La Jeune Peinture en 1991, puis confirmera sa notoriété avec l'obtention d'un premier prix Saint Germain Beaux Arts. Occasion pour lui de côtoyer et rencontrer des peintres de renom comme Christian Zeimert et Henri Cueco.
Il se lance enfin dans une carrière artistique internationale assez médiocre mais remarquable qui le mène en Mongolie, en Ukraine, en Hongrie, en Italie.

Au cours des années 90, Szechter reprend des études en Arts Plastiques à Paris Sorbonne avec Michel Dupré et est reçu à l'agrégation d'Arts Plastiques. C'est à cette époque qu'il se lie à l'artiste Bertrand Kelle qui l'invitera à participer à des expositions dans la campagne troyenne.
Il professera ensuite à l'école d'architecture de Nantes comme vacataire.

S'interrogeant faussement sur la validité des œuvres artistiques qui sont exposées dans les musées, il décide d'y accrocher ses propres œuvres directement et clandestinement. Sa première expérience d'exposition sauvage se solde par un succès inaperçu puisque son œuvre (Sept paquets de cigarettes de marque Lucky Strike peints et alignés régulièrement sur la cimaise blanche sans oublier le cartel mentionnant le nom de l'artiste, le titre de l'œuvre et sa date de création) resta exposée une semaine entre le 2 mars et le 7 mars 1988 sur les cimaises du Musée des Beaux-Arts de Nantes lors de l'exposition "La Nouvelle Peinture allemande" présentant les artistes néo-expressionnistes allemands de la collection Ludwig. L'œuvre, qui aurait certainement plu à Ray Johnson, fut détruite par le conservateur de l'époque Henri-Claude Cousseau. Nouvel accrochage sauvage au Musée des Beaux Arts de Nantes lors de l'exposition Martin Barré, "Zérotage" le 15 mai 1989. Szechter récidivera souvent ces opérations en compagnie de Claude Chatelin alias Stanislas K, comme lors de l'exposition Dezeuze, en distribuant le 9 mars 1990 des pétards insérés dans un carton imprimé où figure le texte Support/Volume qui allumés par les spectateurs se firent entendre lors du vernissage. Cette pratique à la limite du terrorisme s'est développée jusqu'à ce jour, pratique allant jusqu'à (se ?) placer sur les poteaux (signalétiques ?) de Daniel Buren placés à l'extérieur du Musée des Beaux Arts de Nantes.

Plus récemment, en 2008, nous retrouvons cette fois contre toute attente l'artiste frondeur dans l'institution muséal au Musée des Beaux-Arts invité officiel(ment) par Blandine Chavanne pour l'exposition "Six anciens de Clémenceau exposent au musée".

Dans la foulée il réalise pour le CAUE de Loire-Atlantique un trophée(ni trop fait), pour le Prix Départemental d'Architecture et d'Urbanisme, qui n'est pas un César mais bien un Szechter.

Avec Julien Quentel,en mai 2013 il participe au premier festival de la Performance aux Ateliers Mille Feuilles à Nantes pour une interprétation de Two Durations: Red/Green de George Brecht.

En 2014, il écrit le texte du livre d'artiste Il était une fois le petit Cha Cha d'après les dessins de Pierre Faucher.
En décembre 2014, il produit deux performances en collaboration avec Quentin Faucompré lors de leur exposition CULLUC à la galerie le 61 à Nantes.

Szechter se consacre (toujours, encore, parfois, souvent, rarement, aujourd'hui, essentiellement ! * rayez la mention inutile) à sa production plastique dans une série de performances (presque) remarquables où l' incarnation du héros minable Malabar occupe une place prépondérante.